25 juillet 2008 -
Saint Jacques le Majeur
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Discerner sa vocation
» Qu’est-ce que la vocation ? Un appel personnel ?
Source :Par le père Anthony Bannon, LC animateur du portail Vocation.com->http://fr.vocation.comLes dernières questionsQuestions EssentiellesQu’est-ce que la vocation ? Un appel personnel ?Nous recherchons dans la prière ce que Dieu veut dire à chacun d’entre nous, individuellement. Dans d’autres domaines de notre vie nous sommes peut-être portés à demander ce que les autres font et à prendre conseil, mais quand il s’agit de notre foi, de notre réponse à Dieu, cela ne marche pas. Nous devons savoir ce qu’il veut de nous comme personne. « Que veux-tu que je fasse, Seigneur ? »
Notre vie de catholique est profondément personnelle. Certes, nous avons aussi des manifestations de foule, comme lorsque le Pape attire un demi-million de gens et plus. Mais il suffit que la télévision fasse un gros plan sur une seule de ces personnes au moment de la prière pour découvrir que sa présence et son oraison ont une dimension qui n’est pas seulement communautaire. Nous recherchons dans la prière ce que Dieu veut dire à chacun d’entre nous, individuellement. Dans d’autres domaines de notre vie nous sommes peut-être portés à demander ce que les autres font et à prendre conseil, mais quand il s’agit de notre foi, de notre réponse à Dieu, cela ne marche pas. Nous devons savoir ce qu’il veut de nous comme personne. « Que veux-tu que je fasse, Seigneur ? » Le lendemain, Jean se tenait là, de nouveau, avec deux de ses disciples. Regardant Jésus qui passait, il dit : « Voici l’agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent ses paroles et suivirent Jésus. Jésus se retourna et, voyant qu’ils le suivaient, leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui dirent : « Rabbi, ce qui veut dire Maître, où demeures-tu ? » Il leur dit : « venez et voyez. » Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent auprès de lui ce jour là. C’était environ la dixième heure. Dans notre monde de travail et de carrière, il est facile de ne penser à une vocation qu’en terme de travail à faire et de rôle à remplir plutôt que comme conséquence et manifestation de l’amour personnel que nous avons pour le Christ et qu’il a pour chacun d’entre nous. L’Ancien et le NouveauScrutant les vocations de l’Ancien Testament, ce qui émerge est l’appel à réaliser un certain travail. Dieu a une mission à remplir. Le prophète est appelé pour cela. Que ce soit la libération du peuple pour laquelle Moïse fut appelé, ou la mission de Josué de le guider vers la terre promise, ou les vocations des autres prophètes de ramener le peuple sur les chemins de Dieu par leur parole. Au cours de sa mission, le prophète rencontre des oppositions, parfois il est persécuté, beaucoup d’entre eux perdront leur vie en accomplissant leur mission. Le prophète se tourne donc vers Dieu comme son seul refuge. Le prophète développe une profonde relation avec Dieu. Il se tourne vers lui pour être soulagé, pour chercher la force, pour discuter, pour demander ce qu’il doit faire, pour exprimer ses frustrations, ou sa peur. Mais cette expérience et cette relation avec Dieu sont toujours dominées par la compréhension dans l’Ancien Testament, de la majesté absolue de Dieu et de la distance entre l’homme et lui. Alors Jésus-Christ arrive et avec lui un changement radical, car il est l’Emmanuel, Dieu avec nous. Voilà maintenant le temps de la communion et de l’amitié personnelle. L’expérience fondamentale de Dieu dans le Nouveau Testament est celle d’un Dieu qui est venu pour nous sauver de nos péchés en devenant l’un d’entre nous et en mourant pour nous sur la croix. Il est notre Sauveur personnel, car il a sauvé chacun d’entre nous personnellement, et chacun d’entre nous doit l’accepter personnellement s’il veut que son salut devienne effectif. Il est intéressant de noter que, bien que Jean le Baptiste fut plus qu’un prophète, et parmi ceux nés d’une femme aucun n’est plus grand que Jean, l’Evangile nous donne le sentiment d’une certaine distance entre le Christ et lui. Leurs chemins se croisent, comme au moment du baptême dans le Jourdain, mais nous ne les voyons pas vraiment ensemble. Jean fut le dernier des prophètes, la dernière incarnation de l’ordre ancien. Jésus-Christ était pour lui celui qui devait venir. Il était son prophète et non son disciple. Il fut appelé à désigner le Christ, non à vivre avec lui, ni non plus à étendre le Royaume qu’il inaugurait. Est-ce pour cette raison que le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus grand que Jean ? (Luc 7:28) La rencontre personnelleAvec le Christ la mission semble secondaire à l’appel, alors qu’« être avec Jésus » émerge comme l’élément principal qui donne sens à la mission. Puis il gravit la montagne et appela à lui ceux qu’il voulait. Ils vinrent à lui et il en institua douze pour être ses compagnons et pour les envoyer prêcher, avec pouvoir de chasser les démons. (Marc 3, 13-15). Il appelle chacun par son nom. Lors du premier appel certains apôtres entendent suivez-moi et quelques instants plus tard Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. D’autres entendent simplement l’appel à le suivre sans indication de leur mission future, comme par exemple Matthieu, le collecteur d’impôts. Saint Paul fait la même expérience. Le Christ va au devant de lui sur la route de Damas. Ce fut une rencontre personnelle pendant laquelle Paul reçut pour la première fois le don de la foi. Ce fut une rencontre exclusive. Ceux qui étaient avec lui n’entendirent que la voix mais ne virent rien : ils se tenaient là, silencieux pendant l’événement, mais nous n’entendons dire par personne qu’ils aient changé leur manière d’être comme le fit Paul. Paul poursuivit son expérience du Christ dans la prière. Il nous dit, dans sa lettre aux Galates, qu’il se rendit en Arabie pour quelques années, ce que beaucoup de commentateurs interprètent comme un temps de solitude, de prière et de pénitence. Aucune information ne lui fut donnée sur sa mission. Il devait d’abord apprendre à connaître Jésus-Christ intimement dans la prière. C’était la chose la plus importante. Appel personnel, amour personnel, mission personnelleIl lui dit pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné de ce qu’il lui eût dit pour la troisième fois : « M’aimes-tu ? », et il lui dit : « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t ’aime. » Jésus lui dit : « pais mes brebis » (Jean 21, 27). Le Christ vérifie d’abord son amour pour lui, et seulement alors, lui donne sa mission personnelle de prêcher et d’étendre le Royaume. Le Christ lui-même, aux heures de son agonie à Gethsémani, a des paroles qui nous permettent de voir qu’il vit le même ordre de choses dans sa vie et son oeuvre : il est en prière, sa nature humaine se rebelle contre les souffrances et la mort qu’il voit venir vers lui, mais son amour pour son Père l’amène à dire non pas ma volonté, mais ta volonté. Dans cette rencontre avec son Père, il renouvelle son amour dans la prière et, dans cet amour sa volonté humaine trouve raison et force de faire ce que son Père souhaite, malgré la répulsion personnelle qu’il éprouve. Le lieu de la rencontreNotre rencontre avec le Christ a lieu à travers le don de la foi, reçu avec le baptême. Il nous permet de découvrir Jésus principalement dans l’Eucharistie et dans l’Evangile. Converser avec lui en ces lieux nourrit notre amour. Dans cette rencontre, approfondissant votre amour pour lui, vous découvrirez les choses concrètes qu’il veut que vous fassiez. En apprenant à l’aimer vous apprendrez ce qu’il vous demande. Toute votre vie ne vous apparaîtra pas soudainement avec précision ; la découverte se fera par étape et à chaque étape, il vous prépare pour la prochaine. Mais plus on l’aime, plus on pense comme lui, et plus on souhaite faire ce qu’il veut. A Pierre, il dit des paroles qui nous montrent où doivent aller nos préoccupations : il ne s’agit pas de tout comprendre, de tout savoir de ce qu’il demande aux autres, mais de vivre notre propre mission. Voyant donc le disciple que Jésus aimait, Pierre dit à Jésus : « Seigneur, et lui ? » Jésus lui dit : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. » (Jean 21, 21-22) ConclusionNous devons chercher le Christ. Tout le reste n’est rien, et tout se met en place quand nous l’avons. Comme le répète le Saint-Père : N’ayez pas peur ! Ouvrez au Christ, les portes de votre coeur. Par la prière, par l’action, par la charité. |