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 - 27 juillet 2017 - Saints Nathalie, Aurèle et leurs compagnons
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Questions Essentielles

Quelle est la situation de la Fraternité Saint Pie X et du mouvement lefevriste par raport à l’Eglise ?

Qu’est-ce que la Fraternité Saint Pie X ? Est-elle schismatique ? Comment un mouvement qui revendique sa fidélité à la Tradition de l’Église pourrait-il se trouver en dehors d’elle ?

1) Rappel historique sur l’existence de la fraternité Saint Pie X

La "Fraternité sacerdotale Saint Pie X" a été fondée par Monseigneur Lefebvre en 1970. Elle s’oppose aux décisions du concile Vatican II. L’opposition porte surtout sur des points de doctrine : la liberté religieuse, l’œcuménisme, la notion de Tradition, les relations de l’Église et de l’État. Elle célèbre la liturgie selon le rite dit de St Pie V fruit du Concile de Trente et rejette la liturgie de Paul VI qu’ elle considère comme hérétique.

Mgr Lefebvre a fondé en 1971 un séminaire pour donner aux futurs prêtres une formation fidèle à la tradition. Ce séminaire international St Pie X est situé à Ecône dans le canton du Valais en Suisse. C’est actuellement une des six maisons de formation de la Fraternité sacerdotale St Pie X.

La fraternité Saint Pie X regroupe 400 prêtres dont 110 en France.
Mgr Lefebvre est mort en 1991.

2) La Fraternité Saint Pie X est-elle schismatique ?

Le mouvement lefebvriste, dirigé par la Fraternité, est schismatique depuis le sacre des évêques en le 30 juin 1988, accompli à Ecône sans l’aval du Pape. Un tel acte de désobéissance est une rupture objective, explicite et délibérée avec le Saint-Siège et l’Église Catholique Romaine (excommunication ipso facto de Mgr Lefebvre, Lettre Apostolique "Ecclésia Dei Afflicta" de Jean-Paul Il le 2 juillet 1988).

Cette rupture de communion de charité s’appelle un schisme (alors qu’une rupture dans la vérité de foi s’appelle une hérésie, ce qui n’est pas le cas ici). De ce fait, les évêques et les prêtres de la Fraternité sont hors de la communion de l’Église Catholique, ce pourquoi, ils sont dits excommuniés.

3) Mais le Pape n’a jamais proclamé l’excommunication à leur endroit !

Il n’en a pas besoin, même s’il en a pris acte. Un évêque qui ordonne des évêques sans la permission du Saint-Siège se place lui-même hors de la communion. Lui-même et ceux qui reçoivent ordination de ses mains s’excommunient par le fait même, ipso facto, ainsi que les prêtres qui se placent sous leur juridiction. Le refus d’obéir à l’évêque diocésain et de dépendre de lui pour toute mission pastorale est le signe manifeste de la rupture.

4) Les prêtres de la Fraternité disent pourtant qu’ils sont toujours dans l’Église Catholique, et même qu’ils prient pour le Pape !

Ce n’est pas le problème. Le fait de prier pour le Pape n’est pas de soi un signe d’appartenance à l’Église. Surtout, le discours ambigu qui consiste à prétendre qu’il n’y a pas schisme sous prétexte qu’ils ne se considèrent pas en-dehors de l’Église (et même qu’ils sont quasiment les seuls à y être restés) ne saurait faire illusion. Autre est le sentiment subjectif d’une appartenance, autre est la réalité objective. Lorsqu’on adhère à un acte grave et schismatique, et que l’on milite pour cette cause à tout moment, on se situe objectivement hors de l’Église.

5) Comment un mouvement qui revendique sa fidélité à la Tradition de l’Église pourrait-il se trouver en dehors d’elle ?

L’intégrisme français se place en terme de réaction, mouvement de pensée qui consiste à réduire la vérité à la sincérité, l’objectif au subjectif, la foi au sentiment, les dogmes à l’assentiment de la seule raison, l’obéissance à l’Église à une critique purement humaine. Mais, en réalité, il tombe lui-même dans les erreurs qu’il pourfend. Le mouvement lefebvriste se fait maître et arbitre des décisions de l’Église en son Magistère traditionnel et actuel.

Il en appelle à " une Église de toujours " contre " l’Église conciliaire " selon une distinction irréelle et illégitime, qui lui permet de désobéir sans en avoir l’air
.

En quoi cette dissidence n’est pas aussi préservée qu’elle le pense du subjectivisme qu’elle dénonce, par exemple, chez les Protestants. Elle est en train de suivre le même chemin que Luther. Ce n’est pas le moindre de ses paradoxes.

D’après un document de la communauté des Dominicains de Bordeaux et du site www.jesusmarie.com/fspx.html .



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