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 - 29 mars 2017 - Sainte Gladys
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Cette réponse est tirée des « Petites méditations sur la foi chrétienne et le sens de la vie », écrites par l’Abbé Pierre (Éditeur Plon, 2005).

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Questions Essentielles

Pourquoi vivre ?

Pourquoi tant de souffrance ?

Je ne serais jamais guéri de voir ce lot de souffrances qui accable l’humanité, depuis l’origine. Mon Dieu jusqu’à quand va durer cette tragédie ? On dit dans tous les catéchismes que la vie a un sens, mais sur des dizaines de milliards d’humains, combien ont pu accéder à une vie spirituelle et à une espérance ? Depuis plus de quatre-vingt ans je me pose ces questions Pourquoi mon Dieu, le monde, la vie, l’existence humaine ?

Et pourquoi vivre ?

Avec mon coeur et la foi (mais pas avec mon intelligence) je réponds : « C’est d’apprendre à aimer ! » Si l’autre est heureux, c’est de l’être avec lui, s’il est malheureux, je souffre avec lui.

Alors, qu’est-ce que l’Amour et le Bonheur ?

Même si la joie qui accompagne l’amour est incomparable à tous les bonheurs, elle est fragile. Aimer n’empêche pas de souffrir... Vivre en chrétien, c’est accepter de rechercher à aimer, quel qu’en soit le prix à payer. Mais attention au dolorisme ! C’est une caricature qui consiste à rechercher la souffrance, ou à s’y complaire, sous prétexte que Jésus a souffert. NON ! Il faut accepter la vie comme elle se présente et si l’on ne peut éviter une souffrance, alors l’accepter avec amour, sans se révolter ou fuir en se refermant sur soi.

Face à la souffrance, alors : Bouddha ou Jésus ?

D’accord avec le constat de Bouddha : tout est souffrance. C’est notre lot à tous. Mais je n’en tire pas les mêmes conclusions que lui. En parlant avec mon ami le Dalaï-Lama, ils pensent qu’il faut tout faire pour ne plus souffrir. Le but de la vie devient alors une ascèse qui vise à supprimer le désir, considéré comme cause fondamentale de toute souffrance. Pour le disciple de Jésus, il s’agit de réagir par le partage et l’offrande. En communion avec l’autre, la lumière apparaît qui peut sublimer sa souffrance. Le mal peut ainsi conduire à des sommets d’humanité. Toute souffrance surmontée est l’occasion d’une croissance de l’être, d’un progrès dans la conscience.



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