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 - 30 mai 2017 - Sainte Jeanne d’Arc
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Questions Essentielles

Pourquoi se marier à l’Eglise ?

Parmi tous les sacrements, le mariage présente d’emblée une particularité : la réalité du mariage préexiste au sacrement. C’est vrai également du baptême, rite qui n’a pas attendu le Christ pour être pratiqué, sauf que dans le cas du mariage, on est en face, bien au-delà de la seule civilisation juive, à une institution universelle, celle de l’union publique entre un homme et une femme : « l’alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une communauté pour toute la vie, ordonnée par son caractère naturel au bien des conjoints ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants, a été élevée entre les baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement. » (CIC, can. 1055). Alors, pourquoi se marier à l’Eglise ?

Le mariage dans l’Ancien Testament

La Loi de Moïse admet la répudiation mais proscrit l’adultère, y compris en pensée ; c’est l’objet des 6e et 9e commandements :

« Tu ne commettras pas d’adultère. [...] Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain. » (Ex, XX, 14 et 17)

L’exemple le plus célèbre de ce refus de l’adultère est celui de David et de Bethsabée, qui vaut au roi les reproches du prophète Nathan (d’autant que pour avoir Bethsabée, David a envoyé son mari Urie à la mort) :

« Pourquoi as-tu méprisé Yahvé et fait ce qui lui déplaît ? Tu as frappé par l’épée Urie le Hittite, sa femme tu l’as prise pour ta femme, lui tu l’as fait périr par l’épée des Ammonites. » (2 S, XII, 9)

Par-delà les normes juridiques, l’Ancien Testament valorise cependant le modèle d’un amour conjugal exclusif et fidèle. C’est ce qu’on trouve par exemple chez Malachie :

« Respect donc à votre vie, et la femme de ta jeunesse, ne la trahis point ! » (Ml, II, 16)

L’enseignement de Jésus sur le mariage

Jésus affirme le caractère indissoluble du mariage :

« Il a été dit : “si quelqu’un répudie sa femme, qu’il lui donne un acte de divorce”. Eh bien ! moi, je vous dis : tout homme qui répudie sa femme, hormis le cas de « prostitution » , l’expose à l’adultère ; et quiconque épouse une femme répudiée, commet un adultère. » (Mt, V, 32)

Pour Jésus, l’autorisation de la répudiation par Moïse n’est qu’une tolérance :

« “Moïse, dirent-ils, a permis de rédiger un acte de divorce et de répudier.” Alors Jésus leur dit : “c’est en raison de votre dureté de cœur qu’il a formulé cette loi.” » (Mc, X, 5)

Aussi l’enseignement de Jésus restaure-t-il le dessein originel du Créateur :

- Dieu a créé l’être humain sexué :

« Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu, il le créa, homme et femme, il les créa. » (Gn, I, 26-27)

- Homme et femme sont complémentaires :

« Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie. » (Gn, II, 18)

- Homme et femme sont appelés à ne faire qu’un :

« C’est pourquoi l’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair. » (Gn, II, 24)

« Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. »

Le sacrement de l’union du Christ et de l’Église

Néanmoins, l’enseignement du Christ sur le mariage ne fait pas de celui-ci un sacrement, un « signe sensible et efficace de la grâce », de la vie divine. Pour que le mariage accède à la dignité de sacrement, il faut franchir un degré supplémentaire, qui le rattache à l’histoire du Salut.

Dans l’Ancien Testament, l’alliance entre Dieu et son peuple est plusieurs fois comparée à l’amour d’un homme pour une femme. C’est une image classique, dans laquelle le peuple d’Israël est décrit comme une femme infidèle à qui son mari pardonne, comme chez Isaïe :

« Comme une femme abandonnée et désolée, le Seigneur te rappelle. Est-ce que rejette la femme de sa jeunesse ? dit le Seigneur ton Dieu. » (Is, LIV, 6)

Jésus, lui aussi, s’est très souvent comparé ou a été comparé à l’Époux, au Fiancé :

« Il en va du Royaume des Cieux comme d’un roi qui fit un festin de noces pour son fils. » (Mt, XXII, 2)

Ainsi, la relation entre Dieu et les hommes devient, dans sa dimension ultime, l’histoire d’un mariage entre le Christ et l’Église :

« Soyons dans l’allégresse et dans la joie, rendons gloire à Dieu, car voici les noces de l’Agneau, et son épouse s’est fait belle. [...] Heureux les gens invités au festin des noces de l’Agneau. » (Ap, XIX, 7 et 9)

Ces noces de l’Agneau, c’est le sacrifice du Christ pour l’Église :

« Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Église, il s’est livré pour elle afin de la sanctifier. » (Ep, V, 25-26)

Ainsi, c’est la vie même du Christ qui fonde le mariage comme un sacrement : comme l’explique saint Paul, par leur union, les époux chrétiens sont un signe, un « sacrement » de cet amour exclusif et fidèle du Christ pour l’Église :

« “Voici donc que l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair” : ce mystère est de grande portée : je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Église. » (Ep, V, 31-32)

Résumé : le mariage chrétien, considéré comme un sacrement, ne vient pas nier cette dimension naturelle, commune à toute l’humanité, du mariage ; au contraire, il l’enrichit et lui donne sa dimension véritable, non seulement en restituant à l’union de l’homme et de la femme son caractère originel voulu par Dieu lors de la Création du monde, mais plus encore en l’intégrant à l’histoire du Salut apporté par Jésus-Christ.



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