16 avril 2026 -
Saint Benoît-Joseph Labre
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Les méditations
» Jugement humain et jugement de Jésus
Vie ChrétienneJugement humain et jugement de JésusEvangile selon St Jean, chapitre 8, 12-20Jésus disait aux Juifs : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. » Les pharisiens lui dirent alors : « Tu te rends témoignage à toi-même, ce n’est donc pas un vrai témoignage. » Prière d'introduction Demande Points de réflexionLumière du monde, témoignage, jugement, connaître le Père et le Fils 1. Jésus s’attribue publiquement et officiellement un qualificatif qui ne revient qu’à Dieu : être la lumière du monde. Devant le scepticisme du petit groupe de pharisiens et de scribes, qui émerge dans la foule émerveillée de fidèles à la recherche de Dieu, Jésus est une fois de plus contraint à se justifier, parce que les preuves de son identité, ses paroles et ses gestes, n’ont pas été acceptées. Il a eu beau faire des miracles, résoudre les questions et les attentes messianiques du peuple, maintenant Il se trouve devant un tribunal sans parquet. Comme dans un procès, Jésus fait appel à des témoins : lui-même et le Père. Ses accusateurs exigent une preuve, à celui au nom de qui ils détiennent leur autorité morale et religieuse. On marche sur la tête. Ainsi comprend-on que la réponse de Jésus - « je sais d’où je viens et où je m’en vais » reste opaque. Ce n’est pas Jésus qui doit se justifier, mais les scribes et pharisiens, qui se sont érigés eux-mêmes en juges : « Vous jugez de façon purement humaine. Moi, je ne juge personne ». 2. « Et s’il m’arrive de juger... » Le jugement de Jésus est vrai, parce qu’Il est l’envoyé du Père et qu’Il ne s’est pas mandaté Lui-même, comme l’ont fait les pharisiens. Il n’a pas « acheté ses voix », comme font de nombreux politiciens. Jésus se rend témoignage par sa droiture et sa justice indéfectibles. Personne ne peut rien Lui reprocher. Notre vocation chrétienne ne doit pas se laisser ternir par le compromis avec le péché - et pourtant, combien sommes-nous fragiles ! Chaque bavure du péché est un contre témoignage du christianisme, sensé être la lumière du monde. Notre témoignage perd en crédibilité. Le temps de Carême nous appelle sans cesse à la conversion, à nous reconnaître pécheurs et à nous remettre au jugement de miséricorde et de pardon de Dieu. Dieu seul peut pardonner, pas la société, ni le sentiment « humanitaire » ou « religieux ». Notre incohérence est parfois à l’origine d’un possible rapprochement à la vérité de la foi qui reste frustré. 3. Le Chrétien est appelé à être, comme Jésus, « lumière du monde ». La déclaration de Jésus - « celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie » aura une grande fécondité spirituelle tout au long de l’histoire de l’Eglise. De nombreux chrétiens l’ont entendue comme une invitation à suivre le Christ et à l’imiter. Au milieu du combat entre la grâce et le péché, au feu de l’épreuve, la persécution, la maladie, l’incompréhension des frères, la trahison etc., des chrétiens ont voué leur vie à l’obéissance, la pauvreté, la pureté, la charité, comme moines ou moniales, prêtres ou consacrés, dans la contemplation ou dans l’action, pour laisser se transformer l’âme et le coeur endurcis ou blessés et devenir réceptacle transparent de la lumière de Dieu pour le monde. Dialogue avec le Christ Résolution |